Ainsi, si ces sites sont très touristiques, où beaucoup de tours organisés sont aussi possibles, ils semblent incontournables tant beaucoup de ces sites, datant du Nouvel Empire ou de l’Epoque Ptolémaique, sont encore très bien conservés. Cette partie du voyage a été plus facile pour nous car nous avions tout réservé depuis le King Tut Hotel du Caire: hotels, visites, guides, transports.

 

La croisiere

2eme etape, l’arrivée a Assouan, la visite de la ville, son souk, son barrage et la remontée du Nil jusqu’à Louxor…et c’est parti pour un incroyable bond dans le temps vers la premiere grande civilisation qui ai jamais existe! Tout en jouant l’utile a l’agréable…La croisière tout confort avec le buffet a volonté et les spectacles traditionnels de danse du ventre reste un must, nous rappelant le livre d’Agatha Christie, Mort sur le Nil. Heureusement pour nous tout s’est bien passe meme si nous avions l’impression d’être a part, touristes occidentaux riches ramenés a la dure réalité d’une population pauvre et miserable a chaque descente sur la terre ferme pour aller visiter un temple antique. Pour resumer donc, la croisière sur le Nil est de toute facon quasiment le seul moyen de se deplacer pour visiter les temples dignes d’interets qui se situent tous pres du fleuve, et permet d’observer calmement la vie qui se déroule paisiblement sur ses rives. Mais inutile de preciser que la region est dépendante du tourisme économiquement et que la pauvreté, voir le dénuement de certaines personnes est une realite dure a supporter.

Un tel clivage entre touristes voguant sur des confortables bateaux et une population extrêmement pauvre

Le pire restant notre visite au temple d’Horus a Edfou ou le cheval décharné et famélique, affame comme jamais, s’est écroule sur le chemin du retour vers le bateau, sous les coups de fouet de son maitre sans pitié, mais qui fait aussi cela pour gagner misérablement sa vie. La vie au long du Nil est reste la meme pendant des années et malheureusement les conditions ne s’améliorent pas, loin de la. La population vit bien loin des standards « raisonnables » du Caire et est vraiment miserable. La situation ne va surement pas s’améliorer dans un pays en surpopulation, sur un si petit espace cultivable favorisant la vie le long du fleuve bienfaiteur..

Temple d’Horus a Edfou

Absolument féeriques, les temples sont a faire!

Temple d’Isis a Philae

Découvertes des temples au fil de l’ eau

A bord de cette croisière, nous faisons plusieurs stops pour voir plusieurs temples: le temple d’Isis a Philae (magique temple sur l’eau, il a été déplace il y a quelques dizaines d’années pour éviter de se retrouver submerge par les eaux), le temple du dieu crocodile Sobek a Kom-Ombo, le temple du dieu faucon Horus a Edfou, tout en ayant fait quelques visites sur l’île d’Elephantine a cote d’Assouan ou un sanctuaire dédie au dieu bélier Khnoum était erige auparavant.

Construit entre -237 et -57, Edfou est l’un des temples les mieux préservés d’Égypte, aux dimensions colossales, construite au temps ptolemaique (tardivement donc). Il etait complètement ensable, et fut dégagé par l’égyptologue Auguste Mariette au XIXeme siecle. Ses énormes reliefs montrant le roi et les dieux ainsi que sa cour d’enceinte, entourée d’une colonnade sur trois côtés, sont absolument somptueux et tres bien conserves. Les fresques et inscriptions partout a l’interieur du temple expliquent dans les moindres détails le culte quotidien rendu à Horus ainsi que les récits des guerres livrées contre Seth par Rê et par Horus 

Le temple de Philae commence à être édifié par Nectanébo Ier, pharaon de la XXXe dynastie, et terminé par les Romains. Ce fut quasiment le dernier temple construit par l’Egypte antique et quasiment le dernier qui fut « en activité ». En effet, vers 530 la fermeture du temple est ordonnée par l’empereur JustinienCe temple est egalement tres impressionant et le cadre, au milieu de l’eau, est exceptionnel. Il fut d’ailleurs démonté piece par piece puis remonte sur une autre ile au XXème siecle afin d’echapper a une inondation! Le site vous donne tous ces details et c’est aussi le moyen de faire une petite balade en pirogue sur les eaux du Nil!

Quant au temple de Kom-Ombo, c’est le temple égyptien dédié au culte des dieux Sobek et HaroërisAssez proche de Louxor, a 165 kms au sud, il fut construit au début du iie siècle avant notre ère par trois Ptolémées. C’est donc encore un temple assez « recent », un des derniers de la periode de l’Egypte antique. Sobek, dieu crocodile de la fertilité etait venere dans ce temple, et la présence de crocodiles dans le Nil était pour les Égyptiens l’annonce d’une crue favorable aux récoltes. D’ailleurs, des momies de crocodiles ont été retrouvées dans une nécropole proche.

Et c’est déjà la fin de la croisière! Assez rapide, elle aura dure 3 jours d’Assouan a Louxor. Place maintenant a la dernière étape de notre voyage: La ville de Louxor et son temple dedie a Ramses II, le prestigieux site de Karnak, ancien sanctuaire dédie au dieu Amon-Re, et bien sur la vallée des rois et des reines. Ce sont des endroits très touristiques regroupant la plupart des grands temples encore debout, a l’image de celui du Pharaon féminin Hatchepsout a Hathor ou encore du beau temple isole de Ramses III que nous avons découvert au coucher du soleil a travers une ballade en vélo dans le desert, non loin de Louxor. D’ailleurs, ce dernier reste un super souvenir, de s’éloigner un peu de l’effervescence touristique de Karnak ou a un peu l’impression de se retrouver les uns sur les autres (meme si on peut aussi se retrouver seul tellement le site est grand).

Karnak

Louxor, Karnak, Deir-El-Barahi

Pour commencer par Louxor, nous avions réservé notre hotel en centre ville afin d’être en plein centre pour accéder facilement aux sites de Louxor, Karnak, et de la vallée des rois et des reines. Le fait est que Louxor est un véritable harcèlement organisé de touristes, parfois fatiguant, pour acheter les souvenirs ou faire un tour dans les calèches sillonnant la ville. Cela n’enlève rien à notre volonté de visites en on commence par le temple de Louxor, en plein centre et très bien conservé. Située à environ 700 km au sud du Caire et à environ 300 km au nord d’Assouan, Louxor, ville d’a peu pres 500 000 habitants, vit essentiellement du tourisme incessant. Le temple d’Amon est bien entendu la place forte de la ville, et le pendant meridional du temple d’Amon-Re a Karnak, tout proche. A noter que ce temple, qui dans sa version finale mesurait plus de 260 mètres de long sur environ 50 mètres de large, s’il fut abandonne sous l’epoque romaine aux alentours du IIIeme siecle apres Jesus-Christ, fut toujours dynamique et a évolué: Il a abrite pendant tres longtemps une chapelle et de nos jours une petite mosquee est d’ailleurs construite a l’interieur! Surprenant donc!

Quant au complexe funeraire de Karnak, il était relié au temple de Louxor par une allée de sphinx de près de trois kilomètres de long! Les monuments sont encore bien conserves et il est aise de ressentir la taille gigantesque du complexe, malgre le flot de touristes. Bien sur,  il est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, depuis 1979 et sa construction s’est étalée sur plus de deux millénaires. Il fut construit en l’honneur de la divine triade thébaine avec à sa tête le dieu Amon-Rê, accompagne de son épouse Mout et de son fils Khonsou.

Apres Louxor, place a Karnak pour le temple d’Amon-Re et ensuite la vallée des rois, ou les tombeaux des pharaons du Nouvel Empire (creuses dans le desert, les pyramides étaient déjà passes de mode a cette époque) ont garde des couleurs sensationnelles; Bien sur cela a un prix de conservation evident, interdiction de prendre des photos a l’intérieur et nombre de spectateurs très limite par jour pour ne pas apporter trop d’air extérieur. Seulement une dizaine de tombes sont ouvertes au public par roulement. Nous nous limiterons donc a deux tombes, mais quelles tombes, absolument prodigieux et sans doute un de nos gros coups de coeur de ce voyage en Egypte!

Une montagne pyramidale, « La Cime » (en arabe Al-Qurn), domine la vallée du haut de ses 470 mètres. Les anciens Égyptiens, considéraient cette montagne comme le lieu de résidence de la déesse Mertseger, protectrice de la nécropole thébaine. A noter que la vallée des reines se trouve au sud de la vallée des rois. Les sépultures de la vallée datent approximativement de 1539 à 1075 avant notre ère. En commençant par celles de Thoutmôsis Ier (ou peut-être avant, durant le règne d’Amenhotep Ier) et finissant par celles de Ramsès X ou de Ramsès XI. Mais toutes les tombes ne sont pas celles des pharaons. Certaines sont celles de haut dignitaires, ou de la famille royale et noble.

La vallee fut successivement découverte et mise en evidence par des expeditions européennes au XIXe siècle, stimulée par le déchiffrage des hiéroglyphes par Jean-François Champollion. Citons notamment l’expédition Karl Richard Lepsius qui explore et documente vingt-cinq tombes dans la vallée principale. Et bien sur, la plus connue de toute, le fameux Howard Carter l’explore au nom de Lord Carnavon, son mecene, et après une recherche intense, ils découvrent la tombe de Toutânkhamon (KV62) en novembre 1922, la plus celebre car restee intacte et loin des pillards, contrairement aux autres.

Louxor

Nous étions autorises a ne visiter que 2 tombes sur les centaines recensées dans la vallée.En effet, la présence des touristes dans les tombes provoque l’augmentation de la chaleur et de l’humidité, et donc potentiellement des moisissures. Les visites se font assez facilement avec un taxi+guide depuis Louxor. Vous aurez l’embarras du choix! Anyway, si les touristes sont la, c’est bien pour aller visiter tous ces sites!

Sur le chemin, arrêt par les colosses de Memnon, décrits très bien par l’historien antique Herode.

Colosses de Memnon

Vadrouille dans le desert

Pour nos derniers jours à Louxor, nous décidons de partir en solo en louant des vélos et aller vadrouiller dans la campagne égyptienne: Et guess what, ça reste un de nos meilleurs souvenirs! De Louxor ville, après avoir évité les rabatteurs intempestifs en tout genres (calèche, guides, taxis, commerçants) nous voyant comme des portefeuilles sur pattes, on arrive à la rive du Nil. Nous prenons un canot pour le traverser jusqu’à l’autre rive, beaucoup plus calme, et on en profite pour louer des vélos et échapper un temps à la foule d’égyptiens ou de touristes.

Et enfin, par hasard, on tombe au gré de nos pérégrinations en vélo sur le temple de Ramsès III, loin des tours organisés de touristes (pas assez marketing?) Très peu de personnes à l’interieur de ce très beau temple, assez grand et dont le soleil couchant donne une atmosphère particulière.

Construit à Médinet Habou sur la rive ouest du Nil, face à Thèbes, le temple des millions d’années de Ramsès III est bien conserve et Plafond et colonnes décorés sont impressionnants, les couleurs sont encore la! A voir absolument, et l’ambiance de la nuit tombee y donne une ambiance magique.

Éloignez-vous un peu des sentiers battus!

Temple de Ramses III

Ca a été super et on profite pour voir un peu plus l’Egypte authentique des campagnes, une atmosphère apaisante et calme à des lumières de la foule grouillante au Caire et des rabatteurs de touristes présents sur tous les sites traditionnels.
Si bien sur des raisons sécuritaires dans ce pays ou le risque terroriste est latent pousse les gens a rester sur les chemins balises, une petite escapade non loin de la ville avec une bonne carte des sites et des bons muscles au niveau des jambes pour le velo a ete une excellente decouverte! Notre voyage s’acheve ici, sur une bonne note, alors qu’il va etre temps de reprendre notre train pour Le Caire…

 

 

 

 

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