La laguna de Quilotoa est notre troisième étape en Equateur après Quito et le volcan Cotopaxi. D’ailleurs, c’est une suite logique car elle se trouve non loin de ce dernier, mais beaucoup moins facile d’accès.

 

Dans les contreforts andins

Si le Cotopaxi n’est vraiment pas loin de l’autoroute Panaméricaine qui traverse littéralement le pays du Nord au Sud, la lagune de Quilotoa est beaucoup plus loin et excentrée et il faut emprunter de longues petites routes de montagnes (mais très belles, et ces paysages andins sont magnifiques).

Par contre nous avons bien galéré pour trouver justement l’accès a ces petites routes depuis la Panaméricaine, car les panneaux sont assez succincts. Mais après deux heures d’aller et retour sur la Panaméricaine et d’entrées et sorties dans la grande ville de Latacunga (assez moche, aucun intérêt de s’y arrêter) ; nous trouvons enfin l’accès a ces petites toutes qui montent tout en haut, jusqu’à surplomber Latacunga, avant de s’enfoncer dans les Andes. Après deux heures de routes en très bon état, et très bien goudronnées, sans aucun risque de sécurité (a 1000 lieux des routes non asphaltées hyper dangereuses à flanc de falaises qui mènent au Macchu Picchu que nous avons expérimentés en minus), nous arrivons dans le sympathique petit village de Zumbahua, a 3 500 mètres d’altitude.

A seulement 25 minutes de la la lagune de Quilotoa, c’est un excellent endroit pour passer la nuit avant de s’y rendre d’autant que le site de la ville de Quilotoa est moche (pas la lagune hein ! qui est très belle), pas du tout authentique et très peu de restos ou hôtels sur place. Bref, Zumbahua, c’est super ! Et si vous pouvez faire comme nous, dormir un vendredi soir pour assister au marché très authentique du samedi matin, c’est encore mieux ! En effet, tous les habitants des villages du coin descendent pour l’occasion dans le centre-ville et c’est le branle-bas de combat des 5 heures du mat ! Alimentation, vêtements, animaux…ici on vend de tout dans une atmosphère typiquement andine sous un soleil resplendissant.

On en profite pour flâner dans le marché, acheter quelques fruits qui nous permettent de faire un break avec le « arroz con pollo » dont nous saturons complètement en Amérique du Sud, avant de repartir an voiture vers la lagune. Pas mal de vêtements en alpaga aussi ; comme sur tous les marchés. Mais rappelez-vous que moins les marchés sont touristiques, moins c’est cher, donc ça peut valoir le coup ! Si vous en cherchez un en particulier, le marché d’Otovalo est réputé pour sa diversité et sa foire au bétail, tous les samedis très tôt. Otavalo est plus ou moins à deux heures au nord de Quito.

La lagune

A notre arrivée a la lagune, après un rapide stop de 15 minutes en bord de route pour voir le canyon de Toachi assez impressionnant (immanquable, a 5 minutes après la sortie de Zumbahua, 1 dollar la place de parking), nous arrivons enfin a cette lagune, qui est donc assez excentrée et vraiment située dans l’Equateur profond ! Surtout des touristes locaux ; on arrive par le haut du cratère de l’ancien volcan, aujourd’hui éteint, mais dont les conditions de terres particulières ont permis de garder dette eau désormais bleu azur au fond du cratère. Très beau sous un beau ciel bleu, mais aussi extrêmement venteux ! Encore pire qu’au Cotopaxi. Dans ces conditions, nous nous contentons de l’admirer d’en haut du cratère.

En effet, comme indique par notre fidèle allié du guide du Routard, nous ne nous aventurons pas sur les cimes a flanc du volcan ou les bourrasques de vents sont susceptibles de vous faire perdre l’équilibre a tout moment. Et nous ne descendons pas non plus tout au fond, fatigués a l’avance d’y remonter ! Cela dit, la location de kayaks en bas dans la lagune a l’air assez exceptionnelle donc on vous conseille fortement de descendre si vous êtes sportifs ! Pour info, le parking se situe en hauteur et beaucoup de touristes (surtout des locaux qui viennent a Quilotoa) se contentent du beau point de vue des miradors d’en haut.

 

Direction Banos !

Nous reprenons en voiture en sens inverse, quittons les contreforts des Andes, pour nous retrouver de nouveau sur la Panaméricaine, direction Banos !

Ou avons-nous dormi?

  • On a dormi à Zumbahua mais impossible de se souvenir le nom! De manière générale, il y a deux ou trois hôtels dans ce village qui ne sont jamais plein, donc pas la peine de réserver trop en avance. Ou alors dormez à la lagune même si on a préférez ce petit village sympa pour son ambiance typique

 

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